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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu", en Français et en Anglais

Moi, j'aime pas le music-hall; I don't like music-hall

Publié le 15 Novembre 2014 par proust pour tous

Moi, j'aime pas le music-hall; I don't like music-hall

Houdini

James, quand il n'est pas rock star, travaille le samedi au rayon bricolage du BHV, où il passe ses journées, entre autres, à vendre des chaînes, qu'il coupe à la taille voulue par le client. Et il a été tout surpris quand un des ses collègues, l'ayant vu mesurer quelques mètres pour un client pressé, lui a dit: "Tu viens de vendre de la chaîne à l'un des plus grands magiciens. Je ne connais pas son nom, et ne vous le dévoilerais pas si je le connaissais (secret professionnel) mais je pensai immédiatement à Houdini.

Il me raconta des farces d'Elstir (ce qu'il appelait de « pures pantalonnades »), comme un jour où celui-ci, ayant feint de lâcher au dernier moment, était venu déguisé en maître d'hôtel extra et, tout en passant les plats, avait dit des gaillardises à l'oreille de la très prude baronne Putbus, rouge d'effroi et de colère ; puis, disparaissant avant la fin du dîner, avait fait apporter dans le salon une baignoire pleine d'eau, d'où, quand on était sorti de table, il était émergé tout nu en poussant des jurons ; et aussi des soupers où on venait dans des costumes en papier, dessinés, coupés, peints par Elstir, qui étaient des chefs-d'oeuvre, Brichot ayant porté une fois celui d'un grand seigneur de la cour de Charles VII, avec des souliers à la poulaine, et une autre fois celui de Napoléon Ier, où Elstir avait fait le grand cordon de la Légion d'honneur avec de la cire à cacheter.La Prisonnière

James, when he is not rock star, works Saturdays at the home improvement department of the BHV in Paris (le Marais), most often cutting chains to the length requested by the customer. Recently some colleagues had noticed that he had just served a very famous magician (whom James did not know). It reminded me of Houdini.

He told me of elaborate jokes played by Elstir (what he called ‘pure buffooneries’), as for instance one day when the painter, having pretended to fail at the last moment, had come disguised as an extra waiter and, as he handed round the dishes, whispered gallant speeches in the ear of the extremely proper Baroness Putbus, crimson with anger and alarm; then disappearing before the end of dinner he had had a hip-bath carried into the drawing-room, out of which, when the party left the table, he had emerged stark naked uttering fearful oaths; and also of supper parties to which the guests came in paper costumes, designed, cut out and coloured by Elstir, which were masterpieces in themselves, Brichot having worn on one occasion that of a great nobleman of the court of Charles VII, with long turned-up points to his shoes, and another time that of Napoleon I, for which Elstir had fashioned a Grand Cordon of the Legion of Honour out of sealing-wax. The Captive
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