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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu", en Français et en Anglais

Un troisième genre; A third gender

Publié le 5 Avril 2014 par proust pour tous

Un troisième genre; A third gender

L'Australie, d'après ce qu'on lit dans les journaux, reconnaît légalement un genre "neutre", une ambiguïté sur son appartenance à l'un ou l'autre sexe. Avant la reconnaissance légale, il y avait la reconnaissance littéraire:

De plus je comprenais maintenant pourquoi tout à l'heure, quand je l'avais vu sortir de chez Mme de Villeparisis, j'avais pu trouver que M. de Charlus avait l'air d'une femme : c'en était une ! Il appartenait à la race de ces êtres, moins contradictoires qu'ils n'en ont l'air, dont l'idéal est viril, justement parce que leur tempérament est féminin, et qui sont dans la vie pareils, en apparence seulement, aux autres hommes ; là où chacun porte, inscrite en ces yeux à travers lesquels il voit toutes choses dans l'univers, une silhouette installée dans la facette de la prunelle, pour eux ce n'est pas celle d'une nymphe, mais d'un éphèbe. Sodome et Gomorrhe, I

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DEMAIN à 16 H, JE SERAI, avec un parapluie si nécessaire, DANS LE JARDIN DE L'OBSERVATOIRE, DEVANT LA FAC DE PHARMACIE (au 4 avenue de l' Observatoire Paris V) ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Australia, according to newspapers, has legalized a third gender, a neutral one for people whose sexual identity is not clear in their minds. Before Law, there was Literature:

I now understood, moreover, how, earlier in the day, when I had seen him coming away from Mme. de Villeparisis’s, I had managed to arrive at the conclusion that M. de Charlus looked like a woman: he was one! He belonged to that race of beings, less paradoxical than they appear, whose ideal is manly simply because their temperament is feminine and who in their life resemble in appearance only the rest of men; there where each of us carries, inscribed in those eyes through which he beholds everything in the universe, a human outline engraved on the surface of the pupil, for them it is that not of a nymph but of a youth. Cities of the Plain I
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