jeudi 6 mars 2008: Je ne peux pas voir le ravier plein de harengs saurs trempant dans l'huile, avec tranche de carottes un
oignon et du laurier, un plat préparé souvent par ma mère, sans me revoir ouvrant le frigo, lorsque j'étais au lycée Marie-Curie, et que cette vue me dégoûtait (alors que maintenant elle me
ravit): quelle "madeleine" à l'odeur pugnace :
Un rayon oblique du couchant me rappela instantanément un temps auquel je n'avais jamais repensé et où dans ma petite enfance , comme ma tante Léonie avait une fièvre que le Dr Percepied avait crainte typhoïde, on m'avait fait habiter une semaine la petite chambre qu'Eulalie avait sur la place de l'Eglise, où il n'y avait qu'une sparterie par terre et à la fenêtre un rideau de percale, bourdonnant toujours d'un soleil auquel je n'étais pas habitué. Et voyant comme le souvenir de cette petite chambre d'ancienne domestique ajoutait tout d'un coup à ma vie passée une longue étendue si différente du reste et si délicieuse, je pensai par contraste au néant d'impressions qu'avaient apporté dans ma vie les fêtes les plus somptueuses dans les hôtels les plus princiers.
Le Temps retrouvé
Un rayon oblique du couchant me rappela instantanément un temps auquel je n'avais jamais repensé et où dans ma petite enfance , comme ma tante Léonie avait une fièvre que le Dr Percepied avait crainte typhoïde, on m'avait fait habiter une semaine la petite chambre qu'Eulalie avait sur la place de l'Eglise, où il n'y avait qu'une sparterie par terre et à la fenêtre un rideau de percale, bourdonnant toujours d'un soleil auquel je n'étais pas habitué. Et voyant comme le souvenir de cette petite chambre d'ancienne domestique ajoutait tout d'un coup à ma vie passée une longue étendue si différente du reste et si délicieuse, je pensai par contraste au néant d'impressions qu'avaient apporté dans ma vie les fêtes les plus somptueuses dans les hôtels les plus princiers.
Le Temps retrouvé
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