Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

Proustpourtous: à Venise; in Venice

Publié le 17 Mai 2012 par laurence grenier

Mon frère Fifi et sa femme Brigitte vont partir en Grèce. Immédiatement je pense à Venise, et le besoin d'ailleurs du narrateur, qui se termine toujours par un désir de Venise, où il finit par aller avec sa mère.

 

Ma mère m'avait emmené passer quelques semaines à Venise et - comme il peut y avoir de la beauté aussi bien que dans les choses les plus humbles dans les plus précieuses - j'y goûtais des impressions analogues à celles que j'avais si souvent ressenties autrefois à Combray, mais transposées selon un mode entièrement différent et plus riche. Quand, à dix heures du matin, on venait ouvrir mes volets, je voyais flamboyer, au lieu du marbre noir que devenaient en resplendissant les ardoises de Saint-Hilaire, l'Ange d'Or du campanile de Saint-Marc.

Albertine disparue, III

 

http://www.editionsdelaspirale.com/product/Les-sagesses-de-Marcel-Proust

 

ACTUALITES:

1/ La-pharmacienne-qui-déclame-proust-sous-un-arbre, ce dimanche 20 mai, à 17h derrière le Petit Château, entrée 9 rue du Dr Berger, Sceaux: On ira à Venise! (1-3-5-7:  1er et 3eme dimanches, de 5 à 7)

2/ Gabriel et Annie Verger, grands Proustiens et Scéens, organisent un concert "La Sonate de Vinteuil", à 15 heures,le dimanche 27 mai, Musée Carnavalet  (Debussy, Franck, Pascal): renseignements et réservations: yuriyuko@hotmail.co.jp ou 06 08 83 11 21

 

Fifi, my brother, is leaving for Greece with his wife. It gives me a desire for Venice,as it did to Marcel each time he had a desire for somewhere else. He eventually went there with his mother.

 

My mother had taken me to spend a few weeks there, and - as beauty may exist in the most precious as well as in the humblest things - I received there impressions analogous to those which I had felt so often in the past at Combray, but transposed into a wholly different and far richer key. When, at ten o'clock in the morning, my shutters were thrown open, I saw blazing there, instead of the gleaming black marble into which the slates of Saint-Hilaire used to turn, the golden angel on the campanile of St Mark's.

The Fugitive, III

Commenter cet article