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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

Proust pour tous: Monet au Grand Palais, Paris

Publié le 5 Octobre 2010 par laurence grenier

He gave form to “the heavenly pasturage our minds can find in things,” is how Proust once put it.

Paris rediscovers Monet's magic at Grand Palais by Michael Killemann, New York Times Tuesday Oct 6

 

Naturellement, ce qu'il y avait dans son atelier, ce n'était guère que des marines prises ici, à Balbec. Mais j'y pouvais discerner que le charme de chacune consistait en une sorte de métamorphose des choses représentées, analogue à celle qu'en poésie on nomme métaphore et que si Dieu le Père avait créé les choses en les nommant, c'est en leur ôtant leur nom, ou en leur en donnant un autre qu'Elstir les recréait. Les noms qui désignent les choses répondent toujours à une notion de l'intelligence, étrangère à nos impressions véritables et qui nous force à éliminer d'elles tout ce qui ne se rapporte pas à cette notion.

 

 

Marcel Proust , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, II

 

Naturally enough, what he had in his studio were almost all seascapes done here at Balbec. But I was able to discern from these that the charm of each of them lay in a sort of metamorphosis of the objects represented, analogous to what in poetry we call metaphor and that, if God the Father had created things by naming them, it was by taking away their names or giving them other names that Elstir created anew. The names which designate things correspond invariably to an intellectual notion, alien to our true impressions, and compelling us to eliminate from them everything that is not in keeping with that notion.

 

Within a budding grove (place-name: the place) translated by C.K Scott Moncrieff and Terence Kilmartin

 

 

 

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