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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

PROUST POUR TOUS: mercredis; Wednesdays

Publié le 29 Août 2011 par laurence grenier

Henri Girard, dont j'aime beaucoup les romans, va dédicacer sa dernière oeuvre, L’Arlésienne de Tidbinbilla, le  mercredi 21 septembre à partir de 18 heures (et jusqu’à 22 heures), au siège de l’Union artistique des cheminots (et du Cercle littéraire des écrivains cheminots), salle 627 (salle de danse), au 6ème étage du 7/9 rue de Château Landon, 75010 Paris (Métro Château Landon, parking proche : Gare de l’Est).

J'y serai et j'espère que vous aussi!

 

Avez-vous noté C'est un MERCREDI:

 

Mme Verdurin ne donnait pas de «dîners», mais elle avait des «mercredis». Les mercredis étaient des oeuvres d’art. Tout en sachant qu’ils n’avaient leurs pareils nulle part, Mme Verdurin introduisait entre eux des nuances. «Ce dernier mercredi ne valait pas le précédent, disait-elle. Mais je crois que le prochain sera un des plus réussis que j’aie jamais donnés.» Elle allait parfois jusqu’à avouer: «Ce mercredi-ci n’était pas digne des autres. En revanche, je vous réserve une grosse surprise pour le suivant.» Dans les dernières semaines de la saison de Paris, avant de partir pour la campagne, la Patronne annonçait la fin des mercredis. C’était une occasion de stimuler les fidèles: «Il n’y a plus que trois mercredis, il n’y en a plus que deux, disait-elle du même ton que si le monde était sur le point de finir. Vous n’allez pas lâcher mercredi prochain pour la clôture.» Mais cette clôture était factice, car elle avertissait: «Maintenant, officiellement il n’y a plus de mercredis. C’était le dernier pour cette année. Mais je serai tout de même là le mercredi. Nous ferons mercredi entre nous; qui sait? ces petits mercredis intimes, ce seront peut-être les plus agréables.»

Sodome et Gomorrhe, chapître deuxième


 

Mme. Verdurin did not give ‘dinners,’ but she had ‘Wednesdays.’ These Wednesdays were works of art. While fully conscious that they had not their match anywhere, Mme. Verdurin introduced shades of distinction between them. “Last Wednesday was not as good as the one before,” she would say. “But I believe the next will be one of the best I have ever given.” Sometimes she went so far as to admit: “This Wednesday was not worthy of the others. But I have a big surprise for you next week.” In the closing weeks of the Paris season, before leaving for the country, the Mistress would announce the end of the Wednesdays. It gave her an opportunity to stimulate the faithful. “There are only three more Wednesdays left, there are only two more,” she would say, in the same tone as though the world were coming to an end. “You aren’t going to miss next Wednesday, for the finale.” But this finale was a sham, for she would announce: “Officially, there will be no more Wednesdays. To-day was the last for this year. But I shall be at home all the same on Wednesday. We shall have a little Wednesday to ourselves; I dare say these little private Wednesdays will be the nicest of all.”

Cities of the Plain, chapter two

 

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