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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

Proust pour tous: des raisons d'aimer un artiste

Publié le 30 Octobre 2010 par laurence grenier

Je vais aller voir au Musée d'Art Moderne une exposition des peintures de jean-Michel Basquiat, en particulier parce que le frère d'une amie suisse en avait acquis plusieurs et avait reçu le peintre chez lui, alors qu'il était ambassadeur de Suisse en Egypte.

 

I'll visit the Paris Musée d'Art Moderne Basquiat exhibition, mainly because I had a swiss friend in Connecticut, whose brother, at the time ambassador to Egypt, owned several Basquiat paintings, and even had the painter sojourned in his residence.

 

Mme de Villeparisis ne donnait, par grâce, bonne éducation, modestie réelle, ou manque d’esprit philosophique, que cette origine purement matérielle à sa connaissance de tous les arts, et finissait par avoir l’air de considérer la peinture, la musique, la littérature et la philosophie comme l’apanage d’une jeune fille élevée de la façon la plus aristocratique dans un monument classé et illustre. On aurait dit qu’il n’y avait pas pour elle d’autres tableaux que ceux dont on a hérités. Elle fut contente que ma grand’mère aimât un collier qu’elle portait et qui dépassait de sa robe. Il était dans le portrait d’une bisaïeule à elle, par Titien, et qui n’était jamais sorti de la famille. Comme cela on était sûr que c’était un vrai. Elle ne voulait pas entendre parler des tableaux achetés on ne sait comment par un Crésus, elle était d’avance persuadée qu’ils étaient faux et n’avait aucun désir de les voir,

 

Marcel Proust A l'ombre des jeunes filles en fleurs, Nom de pays: le pays

 

 

Mme. de Villeparisis ascribed, whether from delicacy, good breeding, true modesty or want of intelligence, only this purely material origin to her acquaintance with all the arts, and had come, apparently, to regard painting, music, literature and philosophy as the appanage of a young lady brought up on the most aristocratic lines in an historic building that was catalogued and starred. You would have said, listening to her, that she knew of no pictures that were not heirlooms. She was pleased that my grandmother liked a necklace which she wore, and which fell over her dress. It appeared in the portrait of an ancestress of her own by Titian which had never left the family. So that one could be certain of its being genuine. She would not listen to a word about pictures bought, heaven knew where, by a Croesus, she was convinced before you spoke that they were forgeries, and had no desire to see them.

 

Within  budding grove, translated by C.K. Scott Moncrieff

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