Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

Proust pour tous aux Buttes Chaumont

Publié le 13 Octobre 2010 par laurence grenier

Ma fille vient de trouver un appartement près des Buttes-Chaumont, un parc qui lui plait beaucoup.Pourquoi? ce quartier ne m'est pas familier.

My daughter has found an appartment for rent near the Buttes-Chaumont, a park she likes very much in Paris...

 

Cette idée réveilla ma jalousie et je dis à Andrée qu'il y avait une chose que je voulais lui demander."Vous faisiez cela dans cet appartement inhabité de votre grand-mère? _ Oh! non, jamais, nous aurions été dérangées. _Tiens, je croyais, il me semblait...._ D'ailleurs, Albertine aimait surtout faire cela à la campagne. _ Où ça? _ Autrefois, quand elle n'avait pas le temps d'aller très loin, nous allions aux Buttes-Chaumont, elle connaissait là une maison, ou bien sous les arbres, il n'y a personne; dans la grotte du Petit Trianon aussi. _ Vous voyez bien, commen vous croire? Vous m'aviez juré, il n'y a pas un an, n'avoir rien fait aux Buttes-Chaumont. _ J'avais peur de vous faire de la peine."

 

Marcel Proust Albertine disparue II

 

 

This thought rekindled my jealousy and I told Andrée that there was something that I wished to ask her. “You did those things in your grandmother’s empty apartment?” “Oh, no, never, we should have been disturbed.” “Why, I thought... it seemed to me...” “Besides, Albertine loved doing it in the country.” “And where, pray?” “Originally, when she hadn’t time to go very far, we used to go to the Buttes-Chaumont. She knew a house there. Or else we would lie under the trees, there is never anyone about; in the grotto of the Petit Trianon, too.” “There, you see; how am I to believe you? You swore to me, not a year ago, that you had never done anything at the Buttes-Chaumont.” “I was afraid of distressing you.”

 

translated by K.C Scott Moncrieff

Commenter cet article