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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

des phrases longues et belles "sous mon arbre" au Luxembourg le dimanche 4 août (1er dimanche du mois)

Publié le 24 Juillet 2013 par proust pour tous

Réservez cette date, le dimanche 4 août à 17H, esplanade Gaston Monerville entre le Luxembourg et les jardins de l'avenue de l'Observatoire...

 

On y parlera le bon Français: 

Des exemples, par taille croissante:

v Hélas

v Je m’endors

v Quel bonheur, c’est déjà le matin.

v Longtemps je me suis couché de bonne heure (première phrase du roman)

v Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait

v Mais j’avais revu tantôt l’une, tantôt l’autre, des chambres que j’avais habitées dans ma vie, et je finissais par me les rappeler toutes dans les longues rêveries qui suivaient mon réveil.

v Mais je ne peux dire quel malaise me causait pourtant cette intrusion du mystère et de la beauté dans une chambre que j’avais fini par remplir de mon moi au point de ne pas faire plus attention à elle qu’à lui-même.

v J’avais eu beau, en cherchant à connaître Albertine, puis à la posséder tout entière, n’obéir qu’au besoin de réduire par l’expérience à des éléments mesquinement semblables à ceux de notre moi, le mystère de tout être, tout pays, que l’imagination nous fait paraitre différent et de pousser chacune de nos joies vers sa propre destruction, je ne l’avais pu sans influer à mon tour sur la vie d’Albertine.

v Je ne savais pas que, bien plus tristement que les petits écarts de régime de son mari, mon manque de volonté, ma santé délicate, l’incertitude qu’ils projetaient sur mon avenir, préoccupaient ma grand’mère au cours de ces déambulations incessantes de l’après-midi et du soir, où on voyait passer et repasser, obliquement levé vers le ciel, son beau visage aux joues brunes et sillonnées, devenues au retour de l’âge presque mauves comme les labours à l’automne, barrées, si elle sortait, par une voilette à demi relevée, et sur lesquelles, amené par le froid ou quelque triste pensée, était toujours en train de sécher un pleur involontaire.

 

 

 

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