Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

LE PLAN DU PAN (on se prépare pour l'année du petit pan de mur jaune)

Publié le 30 Décembre 2021 par proust pour tous

 

LE PLAN DU PAN (on se prépare pour l'année du petit pan de mur jaune)

LE PETIT PAN DE MUR JAUNE

(en rouge : texte de Proust, en italiques le narrateur, à chaque fois que l’on dit « Mort à jamais ? » le chœur répond « Qui peut le dire ? ». Les tableaux cités seront exposés et serviront de décor. Les titres soulignés indiquent des échanges assez érudits)

I

Vue de Delft. Mort de Bergotte.

Il mourut dans les circonstances suivantes : une crise d'urémie assez légère était cause qu'on lui avait prescrit le repos. Mais un critique ayant écrit que dans la Vue de Delft de Ver Meer (prêté par le musée de La Haye pour une exposition hollandaise), tableau qu'il adorait et croyait connaître très bien, un petit pan de mur jaune (qu'il ne se rappelait pas) était si bien peint qu'il était, si on le regardait seul, comme une précieuse œuvre d'art chinoise, d'une beauté qui se suffirait à elle-même, Bergotte mangea quelques pommes de terre, sortit et entra à l'exposition. Dès les premières marches qu'il eut à gravir, il fut pris d'étourdissements. Il passa devant plusieurs tableaux et eut l'impression de la sécheresse et de l'inutilité d'un art si factice, et qui ne valait pas les courants d'air et de soleil d'un palazzo de Venise, ou d'une simple maison au bord de la mer. Enfin il fut devant le Ver Meer qu'il se rappelait plus éclatant, plus différent de tout ce qu'il connaissait, mais où, grâce à l'article du critique, il remarqua pour la première fois des petits personnages en bleu, que le sable était rose, et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune. Ses étourdissements augmentaient ; il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu'il veut saisir, au précieux petit pan de mur. « C'est ainsi que j'aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune. » Cependant la gravité de ses étourdissements ne lui échappait pas. Dans une céleste balance lui apparaissait, chargeant l'un des plateaux, sa propre vie, tandis que l'autre contenait le petit pan de mur si bien peint en jaune. Il sentait qu'il avait imprudemment donné la première pour le second. « Je ne voudrais pourtant pas, se dit-il, être pour les journaux du soir le fait divers de cette exposition. » Il se répétait : « Petit pan de mur jaune avec un auvent, petit pan de mur jaune. » Cependant il s'abattit sur un canapé circulaire ; aussi brusquement il cessa de penser que sa vie était en jeu et, revenant à l'optimisme, se dit : « C'est une simple indigestion que m'ont donnée ces pommes de terre pas assez cuites, ce n'est rien. » Un nouveau coup l'abattit, il roula du canapé par terre où accoururent tous les visiteurs et gardiens. Il était mort. Mort à jamais ? Qui peut le dire ?

 

II

Eclairage du chef-d’œuvre

 

Juste avant l’ouverture de l’exposition, un dialogue un peu technique entre 2 éclairagistes sur la façon de mettre un tableau en valeur.

 

 III

Journaliste et écrivain

La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent pleinement vécue,  c'est la littérature. Cette vie qui, en un sens, habite à chaque instant chez tous les hommes aussi bien que chez l'artiste. Mais ils ne la voient pas, parce qu'ils ne cherchent pas à l'éclaircir.

Dialogue entre un journaliste tenté par la littérature, et un historien, autour du texte de Jean-Louis Vaudoyen, qui avait fait la critique du tableau de Vermeer, et sa transformation en texte littéraire par Proust.   

IV

Houellebecq, Le Maire, Riester

       Chaque artiste semble ainsi comme le citoyen d’une patrie inconnue, oubliée de lui-même, différente de celle d’où viendra, appareillant pour la terre, un autre grand artiste.

Dialogue à 3, sur Huysmans, la statuaire dans la Recherche, la couleur jaune et la musique.

V

Au café de la mairie

en sentant qu'il y avait peut-être sous ces signes quelque chose de tout autre que je devais tâcher de découvrir, une pensée qu'ils traduisaient à la façon de ces caractères hiéroglyphes qu'on croirait représenter seulement des objets matériels. Sans doute, ce déchiffrage était difficile, mais seul il donnait quelque vérité à lire. (TR)

             Une réunion, au café de la mairie, entre quelques proustiens enragés, qui donnent tous leur idée de la signification du texte de Proust, ils finissent par se donner rendez-vous à l’exposition, où ils assistent à un petit film muet 

                                                                         VI

Un petit film muet

Le petit film, muet, datant de 1921, comporte des sous-titres et des titres, qui élucident les dialogues, entre Mme Verdurin et tout son petit clan.

 

VII

La fête au hareng,

2 guides qui racontent Vermeer, un spectateur qui évoque OSS 117.

 

VIII

Petit pan de mur jaune avec un auvent, petit pan patapan

Un comédien explique à son amie comment lire le petit pan de mur jaune, cité 7 fois. Il donne aussi sa méthode pour apprendre par cœur :

un petit pan de mur jaune

du tout petit pan de mur jaune

il attachait son regard, comme un enfant à un papillon jaune qu’il veut saisir, au précieux petit pan de mur.

ce petit pan de mur jaune

le petit pan de mur si bien peint en jaune

« Petit pan de mur jaune avec un auvent, petit pan de mur jaune. »

Cependant il s'abattit sur un canapé circulaire ; aussi brusquement il cessa de penser que sa vie était en jeu et, revenant à l'optimisme, se dit : « C'est une simple indigestion que m'ont donnée ces pommes de terre pas assez cuites, ce n'est rien. » Un nouveau coup l'abattit, il roula du canapé par terre où accoururent tous les visiteurs et gardiens. Il était mort. Mort à jamais ? Qui peut le dire ?

Certes, les expériences spirites, pas plus que les dogmes religieux, n'apportent la preuve que l'âme subsiste. Ce qu'on peut dire, c'est que tout se passe dans notre vie comme si nous y entrions avec le faix d'obligations contractées dans une vie antérieure ; il n'y a aucune raison, dans nos conditions de vie sur cette terre, pour que nous nous croyions obligés à faire le bien, à être délicats, même à être polis, ni pour l'artiste cultivé à ce qu'il se croie obligé de recommencer vingt fois un morceau dont l'admiration qu'il excitera importera peu à son corps mangé par les vers, comme le pan de mur jaune que peignit avec tant de science et de raffinement un artiste à jamais inconnu, à peine identifié sous le nom de Ver Meer. Toutes ces obligations, qui n'ont pas leur sanction dans la vie présente, semblent appartenir à un monde différent, fondé sur la bonté, le scrupule, le sacrifice, un monde entièrement différent de celui-ci, et dont nous sortons pour naître à cette terre, avant peut-être d'y retourner revivre sous l'empire de ces lois inconnues auxquelles nous avons obéi parce que nous en portions l'enseignement en nous, sans savoir qui les y avait tracées – ces lois dont tout travail profond de l'intelligence nous rapproche et qui sont invisibles seulement – et encore ! – pour les sots. De sorte que l'idée que Bergotte n'était pas mort à jamais est sans invraisemblance.

On l'enterra, mais toute la nuit funèbre, aux vitrines éclairées, ses livres, disposés trois par trois, veillaient comme des anges aux ailes éployées et semblaient, pour celui qui n'était plus, le symbole de sa résurrection.

IX

Corot, tache rouge tache jaune, pan ou détail

Dialogue sur la façon qu’ont les peintres d’introduire certains détails qui ont un but bien précis.

 

X

Le tableau qui vous regarde par son œil jaune

Une image contenant texte, bâtiment, maison, vieux

Description générée automatiquement

 

Dialogue érudit (on cite même Lacan) 

​      XI

 

Jaune et pissotière

 

 Constamment le maître d’hôtel disait :« Certainement M. le baron de Charlus a pris une maladie pour rester si longtemps dans une pistière. Voilà ce que c’est que d’être un vieux coureur de femmes. Il en a les pantalons. Ce matin, madame m’a envoyé faire une course à Neuilly. À la pistière de la rue de Bourgogne j’ai vu entrer M. le baron de Charlus. En revenant de Neuilly, bien une heure après, j’ai vu ses pantalons jaunes dans la même pistière, à la même place, au milieu, où il se met toujours pour qu’on ne le voie pas. » 

 

Autour du pantalon jaune de Charlus, prendre le thé, discussion sur le langage…

XII

Un groupe de collégiens sortis des Mille et une nuits

Le soir, je sortais seul, au milieu de la ville enchantée où je me trouvais au milieu de quartiers nouveaux comme un personnage des Mille et une Nuits. (AD)

Une quinzaine de jeunes avec le professeur qui leur a fait étudier des extraits de Proust. Leur remarques sont souvent très pertinentes.

 

 

XIII

Un ami autrichien de Thomas Bernhard

 

Allusion au roman de Thomas Benhard Maitres anciens où il est question d’un tableau parfait. C’est un gardien qui parle, en s’adressant à une gardienne.

 

XIV

Le petit pan de mur jaune au Louvre

      Trois hommes et une femme (cadres du musée du Louvre) s’approchent tantôt du tableau, tantôt du pupitre qui porte le texte de Proust : Cette exposition leur donne une idée pour le Louvre (mélanger littérature,  peinture et vie)

 « Et la mort de Lucien ! je ne me rappelle plus quel homme de goût avait eu cette réponse, à qui lui demandait quel évènement l’avait le plus affligé dans sa vie : "La mort de Lucien de Rubempré dans Splendeurs et misères." » 

XV

Palette bleue, couleur jaune et synesthésie

      Mais les noms présentent des personnes - et des villes qu'ils nous habituent à croire individuelles, uniques comme des personnes - une image confuse qui tire d'eux, de leur sonorité éclatante ou sombre, la couleur dont elle est peinte uniformément […]

Dialogue autour  du pouvoir des couleurs, Nabokov, Cézanne…

 

 

XVI

Amélie Nothomb, un peintre en bâtiment et la psychanalyse

Le pouvoir de la métaphore, et la qualité technique du jaune Vermeer. Les chapeaucx d’Amélie Nothomb.

 

XVII

Tu es dans les nuages ?

La grand-mère du narrateur l’initie à l’art, en particulier au sens de l’observation.

 

XVIII

Un syndrome de Stendhal mystérieux

Dialogue autour du mystère de l’œuvre d’art et Proust, par cette matière colorée minuscule

      Et comme l'art recompose exactement la vie, autour des vérités qu'on a atteintes en soi-même flottera toujours une atmosphère de poésie, la douceur d'un mystère qui n'est que le vestige de la pénombre que nous avons dû traverser, l'indication, marquée exactement comme par un altimètre, de la profondeur d'une œuvre.

 Mort à jamais ? Qui peut le dire. Et son œuvre le sauvera peut-être : On l'enterra, mais toute la nuit funèbre, aux vitrines éclairées, ses livres, disposés trois par trois, veillaient comme des anges aux ailes éployées et semblaient pour celui qui n'était plus, le symbole de sa résurrection.     

                                                                                                           

XIX

Charabia + anglais

Deux cinéastes américains qui vont écrire le scénario de Little Miss Sunhine trouvent l’inspiration à Paris

 

XX

Yasmina Reza, la peinture "se lève"

–  Flaubert a écrit quelque part « que pour qu’une chose soit intéressante il suffit de la regarder longtemps. »

XXI

Catholique

Mort à jamais? Qui peut le dire? Certes, les expériences spirites pas plus que les dogmes religieux n’apportent de preuve que l’âme subsiste. Ce qu’on peut dire, c’est que tout se passe dans notre vie comme si nous y entrions avec le faix d’obligations contractées dans une vie antérieure; il n’y a aucune raison dans nos conditions de vie sur cette terre pour que nous nous croyions obligés à faire le bien, à être délicats, même à être polis, ni pour l’artiste athée à ce qu’il se croie obligé de recommencer vingt fois un morceau dont l’admiration qu’il excitera importera peu à son corps mangé par les vers, comme le pan de mur jaune que peignit avec tant de science et de raffinement un artiste à jamais inconnu, à peine identifié sous le nom de Ver Meer. 

Dialogue entre 2 proustiens, catholique et protestant, et des références historiques sur Vermeer.

« De sorte que l'idée que Bergotte n'était pas mort à jamais est sans invraisemblance. » – Alors qu’en dites-vous ?                                                                                                                                      

 

La gardienne à son collègue : De toutes façons n’oublions pas : à chaque proustien son Proust !

XXII

Une question de vision, pas d’interprétation

On peut faire se succéder indéfiniment dans une description les objets qui figuraient dans le lieu décrit, la vérité ne commencera qu’au moment où l’écrivain prendra deux objets différents, posera leur rapport, analogue dans le monde de l’art à celui qu’est le rapport unique de la loi causale dans le monde de la science, et les enfermera dans les anneaux nécessaires d’un beau style, ou même, ainsi que la vie, quand, en rapprochant une qualité commune à deux sensations, il dégagera leur essence en les réunissant l’une et l’autre, pour les soustraire aux contingences du temps, dans une métaphore, et les enchaînera par le lien indescriptible d’une alliance de mots. 

Dialogue sur l’incarnation de l’essence

XXIII

David Hockney, repéré par 2 spectateurs

Par l'art seulement, nous pouvons sortir de nous, savoir ce que voit un autre de cet univers qui n'est pas le même que le nôtre et dont les paysages nous seraient restés aussi inconnus que ceux qu'il peut y avoir dans la lune. Grâce à l'art au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous le voyons se multiplier et autant qu'il y a des artistes originaux, autant nous avons de mondes à notre disposition, plus différents les uns des autres que ceux qui roulent dans l'infini, et qui bien des siècles après qu'est éteint le foyer dont ils émanaient, qu'il s'appelât Rembrandt ou Ver Meer, nous envoient leur rayon spécial. (TR)

 

XXIV

Spinoza lunette

           Dialogue sur les instruments d’optique, Spinoza (tailleur de lentilles), l’inventeur du microscope, et Vermeer, tous contemporains en Hollande.

Mais, pour en revenir à moi-même, je pensais plus modestement à mon livre, et ce serait même inexact que de dire en pensant à ceux qui le liraient, à mes lecteurs. Car ils ne seraient pas, comme je l'ai déjà montré, mes lecteurs, mais les propres lecteurs d'eux-mêmes, mon livre n'étant qu'une sorte de ces verres grossissants comme ceux que tendait à un acheteur l'opticien de Combray, mon livre, grâce auquel je leur fournirais le moyen de lire en eux-mêmes. De sorte que je ne leur demanderais pas de me louer ou de me dénigrer, mais seulement de me dire si c'est bien cela, si les mots qu'ils lisent en eux-mêmes sont bien ceux que j'ai écrits (les divergences possibles à cet égard ne devant pas, du reste, provenir toujours de ce que je me serais trompé, mais quelquefois de ce que les yeux du lecteur ne seraient pas de ceux à qui mon livre conviendrait pour bien lire en soi-même). (TR)

 

 « L’ouvrage de l’écrivain n’est qu’une espèce d’instrument d’optique qu’il offre au lecteur, afin de lui permettre de discerner ce que sans ce livre, il n’eût peut-être pas vu en soi-même. »

 

XXV

Abolition du temps

… l'œuvre d'art était le seul moyen de retrouver le Temps perdu…

           Deux femmes, la plus âgée, s’appuyant au bras de la plus jeune, se dirigent à petits pas vers le tableau. Discussion sur le temps qui passe.             

  XXVI

Occurences dans la recherche et dans Vermeer

Des fans de Marcel Proust s’embarquent dans des dialogues extrêmement détaillés, farfelus.

                 

XXVII

Utilisation du blanc

Un vieux professeur d’art venant de Russie, à sa jeune élève

 

 « la chose la plus belle de l’Education sentimentale, ce n’est pas une phrase, mais un blanc. Flaubert vient de décrire, de rapporter pendant de longues pages, les actions les plus menues de Frédéric Moreau. Frédéric voit un agent marcher avec son épée sur un insurgé qui tombe mort. « Et Frédéric, béant, reconnut Sénécal ! » Ici "un blanc" et, sans l’ombre d’une transition, soudain la mesure du temps devenant au lieu de quarts d’heure, des années, des décades.

 

XXVIII

Café de la mairie

            Un an et demi après l’exposition, la gardienne raconte son histoire devant les fans de Proust réunis.

 

XXIX

Le bleu et le jaune (et le blanc)

Réunion d’Hélène et Jérôme au Mauristhuis, raconté par la gardienne.

 

 

UN EXEMPLE:

XVII

Tu es dans les nuages ?

 

 

– Grand-mère, grand-mère, viens voir : regarde les nuages.

– Tu as raison mon garçon, je vois que tu as le sens de l’observation. Peux-tu me dire ce qu’ils ont de remarquable, ces gros nuages ?

– Ben…d’abord ils sont gros, gris ou blancs. Il ne va pas pleuvoir, le ciel est bleu.

– Oui, mon p’tit Marcel, il ne va pas pleuvoir, mais il a sans doute plu.

– Comment le sais-tu ?

– Cette lumière, un des grands talents de Vermeer, qui sait la capter, me fait penser à une lumière après un orage.

– Ça aurait été alors plus joli s’il y avait eu un arc-en-ciel !

– Si tu veux voir les plus beaux nuages qui aient été peints, je te montrerai des reproductions d’un artiste anglais, Constable, qui était passionné par la représentation des nuages, de toutes sortes dans un ciel plus ou moins dégagé. Comme il vivait en Angleterre, tu imagines que lui aussi, un peu comme Vermeer vivant en Hollande, il ne manquait pas de modèles ! Mais remarque tu aussi la composition du tableau ? la place du ciel ?

– Oui, le ciel prend plus la moitié de la place dans le tableau, et moi je suis souvent dans les nuages, donc j’adore ce tableau, LE PLUS BEAU TABLEAU DU MONDE.

Constable

Constable

Commenter cet article
L
Second commentaire à ce second envoi. Entreprise passionnante, passionnée, ardue, d'autant plus admirable - regrets d'autant plus grands de ne pas être en mesure d'y participer personnellement, tous voeux de rmise en oeuvre, de réalisation, de réussite...
Répondre