Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

PROUST pour TOUS: une conversation intéressante autour d'un verre

Publié le 18 Juin 2021 par proust pour tous

Conversation entre proustiens en herbe, ou chevronnés

 

 

Photo prise hier le 17 juin, au Nemours, en face de la librairie Delamain, où certains participants (de gauche à droite Gilles Querini, Laurence Grenier, Danielle Mazon, Danièle Fenoglio, Irène Pertus, rejoints sur la photo qui suit par Jean-Jacques Salomon à gauche). 

 

Quelques extraits de la conversation:

Gilles : j’ai appris que cette réunion avait lieu grâce à Facebook.

Laurence : Vous faites partie du groupe Fans de Marcel Proust ? et vous n’avez pas lu la recherche en entier ? Il est temps que vous lisiez mon bouquin…

Gilles : Je m’intéresse à Proust depuis assez peu de temps. Dans ma jeunesse, j’aimais la littérature réaliste, par exemple Zola, et la société snob de La recherche me rebutait. Maintenant j’aborde Proust en dansant autour de son œuvre, en lisant des analyses, en assistant à des conférences (récemment Tadié au festival Mot pour mots), en lisant des extraits.

Danielle M : Vous aimez les Lagarde et Michard ? moi je les adore…

Laurence : C’est ça mon rêve pour Proust pour tous : une sorte de nouveau Lagarde et Michard dédié à Marcel Proust seul (en fait à La recherche) !

Irène : Tu pourrais t’attaquer à autre chose que Proust, La comédie humaine par exemple ?

Jean-Jacques :  Après avoir édité Proust pour tous, j’ai été contacté par un auteur qui a fait une sorte d’anthologie de L’homme sans qualité de Musil, avec une méthode différente : des extraits dans l’ordre d’apparition dans le roman, avec des explications, et pas de réécriture comme l’a fait Laurence : à chacun sa façon de rendre hommage.

Laurence : il faut dire que Jean-Jacques aime les abrégés, qu’il appelle des pastiches, ayant lui-même gagné le premier prix du premier concours de pastiches organisé par la Société des amis de Marcel Proust.

Danielle M : Je n’avais pas lu Proust en entier : juste Du côté de chez Swann, et La prisonnière, à cause du film de Chantal Ackerman La captive.

Laurence : Tu l’as vu ? moi je n’ai pu le regarder jusqu’au bout. Trop ennuyeux.

Danielle M : J’en ai un vague souvenir, mais le film m’a poussée à lire le livre de Proust, c’est déjà pas mal. Mais grâce à ton bouquin, je comprends enfin la structure de La Recherche, je suis les personnages sans me perdre, je vois où le narrateur nous emmène. Je recommande de lire l’abrégé assez vite, pour justement être plongée dans l’histoire, la thèse défendue par l’auteur, sans être déroutée par les digressions. J’imagine qu’à mon tour, quand j’aurai fini l’abrégé, comme Gilles je lirai avec bonheur des extraits picorés ici et là, mais j’aurai mon idée d’ensemble. Et je ne serai plus frustrée.

Laurence : Ce n’est pas un kir que j’aurais du commander mais du petit lait que je suis en train de boire. Danielle il faudra qu’on te filme pour que tu fasses ma pub.

Jean-Jacques : A propos de consommation, (au garçon) c’est combien la bière ? je voudrais payer et partir avant les autres.

Le garçon : 6 €.

Danièle F: et bien moi j’en veux aussi un Proust pour tous. Je veux me remettre les idées en place. Ça me rappellera nos bons moments au Café de la mairie, où l’on jouait  Dîner à La Raspelière.

Irène : Oui, ces dîners nous manquent vraiment. Laurence, tu t’es recentrée sur Illiers-Combray ?

Laurence : Oui, surtout pour la préparation du Salon des amis d’écrivains du 18 septembre, dans la capitale mondiale de la littérature, 1er thème : littérature et gastronomie ;

Gilles : avec des extraits autour de ce thème magnifique, bravo, j’irai le 18 septembre.

Laurence : il y aura entre autres un stand « par cœur ». connaitriez-vous un texte que vous pourrez réciter ?

Gilles : un poème en russe (il le dit avec un accent roulant qui nous semble parfait) d’Essenine. J’avais appris le russe au lycée, j’ai même fait un voyage dans les années 70

Danielle M : en Russie ?

Gilles : Non en Pologne.

Irène : Mais les Polonais détestaient les Russes.

Gilles : Oui, mais ils étaient obligés en 1ère langue étrangère de parler russe et j’ai pu ainsi beaucoup conversé.

Irène : moi ce sera José-Maria de Hérédia « Comme un vol de gerfauts.. »

Danielle M : “Wer reitet so spät durch Nacht und Wind

Laurence: … Es ist derVater mit seinem Kind ». Ce SALON sera vraiment international !

Danielle F : il y aura du Japonais ? Hier même j’étais chez mon ami japonais près de la forêt de Montmorency, et j’ai eu droit à une merveilleuse cérémonie du thé : la beauté des détails, l’accord avec la nature, toute l’essence du Japon.

Laurence : il y aura un stand du Japon, autour de Soseki et son roman Je suis un chat, le plus grand roman japonais, d’après Yoshikawa, le grand proustien qui assiste à de nombreux congrès autour de Proust et qui traduit Proust. C’est de lui que j’ai appris un détail passionant, et très drôle, dans l’étude minutieuse des textes de Proust, et leur génétique.

Irène : pendant le séminaire de Nathalie Mauriac à Normale Sup ? j’ai assisté à toutes les séances. Et Yoshikawa a trouvé que Proust, parlant pour Charlus, disait un « funiculeur » au lieu de « funiculaire » 

Laurence : il faut bien être étranger pour repérer ça !

Jean-Jacques : Il faudra faire un livre là-dessus.

je sors mon éventail Gilles Cottin pour me rafraîchir, tandis que Jean-Jacques, éditeur de Proust pour Tous (le Palio) raconte comment il a gagné le 1er concours de pastiches proustiens.

je sors mon éventail Gilles Cottin pour me rafraîchir, tandis que Jean-Jacques, éditeur de Proust pour Tous (le Palio) raconte comment il a gagné le 1er concours de pastiches proustiens.

Commenter cet article
G
Un très bon moment <br /> En attente d’un prochain
Répondre
P
Pour sûr: je réfléchis au prochain épisode... Merci d'être venu, et j'espère que tu aimeras le livre.
G
Félicitations et Bises
Répondre
P
J'espère que tu seras des nôtres la prochaine fois