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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

Les proustiens ont du talent: Pierre-Yves Leprince voyage avec sa tante

Publié le 13 Février 2019 par proust pour tous

Très brillante soirée hier soir  au théâtre Hébertot, pour la première de "Voyages avec ma tante", d'après Graham Greene. Dans la foule on pouvait apercevoir, toujours élégante, la délicieuse Laure Hillerin, qui, enthousiasmée comme le public (dont Jules et moi), a bien voulu écrire un compliment, très bien "rédigé", et auquel je m'associe tout à fait:

Courez voir Voyages avec ma tante, au Théâtre Hébertot !
Jubilatoire, cette adaptation éblouissante du roman éponyme de Graham Greene, 
La quintessence de l’humour britannique, brillamment mise en scène et interprétée par des acteurs prodigieusement convaincants dans tous les protagonistes qu’ils incarnent. 
Ils nous happent dès les premières secondes, ces quatre messieurs, so British dans leur strict costume trois-pièce et leur chapeau melon, et nous embarquent avec eux dans l’épopée burlesque, hilarante d’un bout à l’autre, de Henry, vieux célibataire casanier aux prises avec la pétulante et volcanique tante Augusta et son inénarrable domestique-amant Africain répondant au doux nom de Wordsworth.
Les acteurs s’interchangent, jouant une vingtaine de personnages déjantés, de la jeune fille au policier paraguayen, de l’escroc italien déguisé en cardinal  en passant par le perroquet, le chien, le chauffeur de taxi, sans oublier les bruitages de la machine à écrire, du train ou du paquebot. 
Le tout avec un minimum d’accessoires – quelques chapeaux, une corne de brume… – dans une scénographie aussi belle qu’astucieuse dans sa simplicité – quatre chaises, et  la silhouette d’un wagon de l’Orient Express dont les fenêtres s’éclairent de décors évocateurs au fur et à mesure du voyage. 
Ce décor est signé de notre ami Pierre-Yves Leprince, scénographe, peintre et écrivain, qui a reçu en 2016 le prix Céleste Albaret  pour Les nouvelles enquêtes de Monsieur Proust, publié aux éditions Gallimard.
Proust aurait adoré !
 
 
PS: on peut acheter le "best seller" de Laure Hillerin La comtesse Greffulhe en format poche
 
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