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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

Phrase longue, changement climatique, roman français et Pouchkine

Publié le 13 Août 2018 par proust pour tous

Pouchkine

Dimanche j'ai lu quelques récits de Pouchkine (Folio classique, La Dame de pique, Traduction de la Bibliothèque de la Pléiade)) magnifiques, et en voici la preuve, La Tempête de neige  (cliquez pour avoir accès au lien youtube):

Ce récit, alors que la température à Paris atteignait 30°C, m'a paru plus rafraîchissant que le ventilateur qui s'évertuait à mon chevet. J'y découvris aussi un renseignement sur la réputation de la littérature française de l'époque, et sur l'influence directe de la littérature sur la vie de ses lecteurs:

"Maria Gavrilovna était nourrie de romans français, et par conséquent amoureuse."

Qu'importe dès lors que les actions, les émotions de ces êtres d'un nouveau genre nous apparaissent comme vraies, puisque nous les avons faites nôtres, puisque c'est en nous qu'elles se produisent, qu'elles tiennent sous leur dépendance, tandis que nous tournons fiévreusement les pages du livre, la rapidité de notre respiration et l'intensité de notre regard. Du côté de chez Swann

Enfin, j'y détectai une phrase longue, assez simple, mais de taille respectable:

"Il paraissait d'un caractère doux et modeste, mais on disait qu'autrefois il avait été très dissipé; cela ne lui nuisait guère dans l'opinion de Maria Gavrilovna qui (comme toutes les jeunes dames en général) excusait bien volontiers les fredaines qui témoignent de la hardiesse et de l'ardeur d'un caractère."

 

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