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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

La phrase longue: une émotion, une poésie, une joie, un bain de jouvence, une remarque de Jean-Michel Tesseron

Publié le 7 Juin 2018 par proust pour tous

Proustiens s'apprêtant à plonger dans la longue phrase 

L'assemblée générale de la Société des Amis de Marcel Proust (SAMP) s'est tenue hier sous la houlette de son nouveau président, notre cher Jérôme Bastianelli, de qui émanait, comme à son habitude, un air de confiance débonnaire, de bienveillance résolue, ce qui donnait à la réunion une convivialité que je ne lui avais jamais vue, et qui me fit penser à mon film préféré "Le festin de Babette" car tous les membres présents, au lieu de se toiser ou de s'éviter se mirent à s'adresser la parole, certains même finirent la soirée devant un cocktail exotique et un boudin antillais à la Rhumerie bd Saint Germain. 

Et parmi ceux qui arrosèrent l'amour de Proust, on put voir notre gazetier 1900 Aurélyen Aurélyen, ainsi q'un fidèle, érudit de la littérature classique, Philippe Morel (qui a trouvé vite et sans l'aide d'internet la pièce de Racine dont est extrait ce alexandrin: "Ni cet excès d'honneur ni cette indignité"). Et, comme au temps de sa jeunesse où il avait plus qu'un autre gallé, un passionné de poésie (en particulier celle de Robert Desnos et d'André Breton), Jean-Michel Tesseron  habitué des "dînez avec Proust" qui m'a, par ses remarques sensibles montré un chemin dans la défense de la phrase longue, par le coeur et non la raison (cf son commentaire d'un blog précédent):

 

Défendre, non, plutôt promouvoir (la meilleure défense est l'attaque) la phrase longue, cela me plait. Belle initiative de Laurence. Dans La Recherche, la phrase longue ne me rebute pas, au contraire elle m'enchante. Dès le début de la phrase, je m'y glisse avec plaisir comme lorsque je me baigne dans la mer sur la plage dans le Finistère, le Bout du Monde. Au début, elle paraît fraiche, mais on s'y installe avec bonheur. Surtout, ne pas sortir de l'eau. Se laisser emporter par la phrase et son rythme, faire corps et esprit avec elle. Bientôt, hélas, la phrase arrive à son terme, et il va falloir sortir de l'eau, c'est le moment le plus difficile. Heureusement, une nouvelle vague arrive et chasse toute appréhension. Et c'est le temps retrouvé.

 

 

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M
Très belle page! Merci Laurence
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J
Pour les lecteurs du blog, je précise que ce n'est pas moi qui suis en photo
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J
Merci pour la pub (gratuite et désintéressée, je le précise), Laurence! Tiens, voilà une idée intéressante pour un projet repas ProustPourTous au Café de la Mairie: venir tou.te.s habillé.e.s en costumes de bain de la belle Époque; cela ferait sensation dans le 6ème arrondissement
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