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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

UNE PHRASE LONGUE COURTE S'EXHIBE CHEZ TANTE LÉONIE À ILLIERS-COMBRAY

Publié le 20 Mai 2018 par proust pour tous

La maison de tante Léonie, à Combray, pour la journée des aubépines 2018, assiste au lancement de la défense de la phrase longue dans son jardinet. On peut voir, tenant la première banderole littéraire, un groupe de fidèles proustiens, de gauche à droite, Michelle Wittezaêle, Jérôme Bastianelli (président de la Société des Amis de Marcel Proust), Laurence Grenier (c'est moi), Éric, Catherine Le Gallen, Catherine Gaudin, et Claude Wittezaêle. La photo été prise par Patrice Louis

Et pour tous ceux que cette journée magnifique intéresse, Patrice Louis la raconte dans Le fou de Proust son blog très suivi par tous les amateurs de littérature et curieux de tout ce qui se passe dans et autour de l'oeuvre de Marcel Proust. 

Prochaine farandole de la phrase longue, autour de l'église de Combray, puis au parc de Sceaux. Je vous donnerai les dates, pour que tous ceux qui veulent soutenir la belle langue puissent se retrouver: cette phrase fera environ 80 m 

Combray de loin, à dix lieues à la ronde, vu du chemin de fer quand nous y arrivions la dernière semaine avant Pâques, ce n'était qu'une église résumant la ville, la représentant, parlant d'elle et pour elle aux lointains, et, quand on approchait, tenant serrés autour de sa haute mante sombre, en plein champ, contre le vent, comme une pastoure ses brebis, les dos laineux et gris des maisons rassemblées qu'un reste de remparts du moyen âge cernait çà et là d'un trait aussi parfaitement circulaire qu'une petite ville dans un tableau de primitif.  Combray

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J
Défendre, non, plutôt promouvoir (la meilleure défense est l'attaque) la phrase longue, cela me plait. Belle initiative de Laurence. Dans La Recherche, la phrase longue ne me rebute pas, au contraire elle m'enchante. Dès le début de la phrase, je m'y glisse avec plaisir comme lorsque je me baigne dans la mer sur la plage dans le Finistère, le Bout du Monde. Au début, elle paraît fraiche, mais on s'y installe avec bonheur. Surtout, ne pas sortir de l'eau. Se laisser emporter par la phrase et son rythme, faire corps et esprit avec elle. Bientôt, hélas, la phrase arrive à son terme, et il va falloir sortir de l'eau, c'est le moment le plus difficile. Heureusement, une nouvelle vague arrive et chasse toute appréhension. Et c'est le temps retrouvé.
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