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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

VIVRE EN MÉTAPHORES pour le Nouvel An 2018: s'embrasser sous le gui, et faire catleya

Publié le 2 Janvier 2018 par proust pour tous

Au gui l'an neuf

Faire catleya sans être censurée par facebook

Faire catleya sans être censurée par facebook

Je ne suis pas montée en haut d'un peuplier pour cueillir ce bouquet de gui, je l'ai acheté à un Rom rue du Commerce, je ne l'ai pas non plus attaché à un lustre, il n'y a que des spots encastrés dans le plafond chez Jules. C'était quand même un bon réveillon en petit comité (comme disait mon ami Adolphe à 15 ans, sur la plage des Sables d'Olonne: "Viens dans ma bande, on sera deux")

Quand un rayon de soleil dorait les plus hautes branches, elles semblaient, trempées d'une humidité étincelante, émerger seules de l'atmosphère liquide et couleur d'émeraude, où la futaie tout entière était plongée comme sous la mer. Car les arbres continuaient à vivre de leur vie propre et, quand ils n'avaient plus de feuilles, elle brillait mieux sur le fourreau de velours vert qui enveloppait leurs troncs ou dans l'émail blanc des sphères de gui qui étaient semées au faîte des peupliers, rondes comme le soleil et la lune dans la Création de Michel-Ange. (Du côté de chez Swann)

Pourtant ce que je souhaite à tout le monde, proustien ou pas, pour passer une fantastique délicieuse bonne (comme aurait écrit Mme de Cambremer) année 2018, c'est de faire catleya le plus souvent possible, et à défaut de cultiver des orchidées.

BONNE ANNÉE

De sorte que, pendant quelque temps, ne fut pas changé l'ordre qu'il avait suivi le premier soir, en débutant par des attouchements de doigts et de lèvres sur la gorge d'Odette, et que ce fut par eux encore que commençaient chaque fois ses caresses ; et, bien plus tard quand l'arrangement (ou le simulacre d'arrangement) des catleyas, fut depuis longtemps tombé en désuétude, la métaphore « faire catleya » devenue un simple vocable qu'ils employaient sans y penser quand ils voulaient signifier l'acte de la possession physique – où d'ailleurs l'on ne possède rien – survécut dans leur langage, où elle le commémorait, à cet usage oublié. Du côté de chez Swann)

 

 

 

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