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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

Quelques réflexions sur les petits clans, petits noyaux et autres maladies de nos sociétés

Publié le 22 Avril 2017 par proust pour tous

TOUS AU BISTROT !

 

 

 

 

En cette veille d'élection, je me permets de mettre mon grain de sel et donner mon opinion sur ce qui va mal dans notre société: Le sentiment de rejet, un sentiment bien universel, mais particulièrement fort en France, où les clans les noyaux les cercles sont quasi impénétrables, et comme on n'est vraiment attiré que par ceux qui vous rejettent (cf Legrandin, snob, jusqu'au moment où il est reçu dans la société dont il rêvait, et pour laquelle il perd son intérêt une fois admis; idem pour sa soeur Mme de Cambremer), il y a beaucoup de souffrance, et le dédain que l'on croit percevoir émanant de ces cercles ne fait qu'irriter les plaies d'amour-propre. 

Malheureusement pour la plupart des victimes de cet état de choses, elles ne possèdent pas la fortune de Mme Verdurin ou les charmes d'Odette, qui leur permettent de s'infiltrer dans ces groupes réputés imprenables.

Que faire pour améliorer la situation, éviter la montée du communautarisme (la religion, source de grande chaleur humaine, n'étant plus pratiquée par toute la population, devient un cercle comme les autres), Il faut trouver un endroit qui appartient à tout le monde, autour de sujets qui élèvent l'esprit: DINEZ AVEC PROUST,  (cliquez) voici ma proposition, à décliner autour de tous les grands auteurs, dans tous les bistrots de France et de Navarre. 

En attendant que la planète, qui a sa logique que nous ne comprenons pas, nous mette d'accord en faisant cramer toute l'humanité !

Que la fête commence !

 

[la princesse de Parme]: « Rappelle-toi que si Dieu t'a fait naître sur les marches d'un trône, tu ne dois pas en profiter pour mépriser ceux à qui la divine Providence a voulu (qu'elle en soit louée !) que tu fusses supérieure par la naissance et par les richesses. Au contraire, sois bonne pour les petits. Tes aïeux étaient princes de Clèves et de Juliers dès 647 ; Dieu a voulu dans sa bonté que tu possédasses presque toutes les actions du canal de Suez et trois fois autant de Royal Dutch qu'Edmond de Rothschild ; ta filiation en ligne directe est établie par les généalogistes depuis l'an 63 de l'ère chrétienne ; tu as pour belles-soeurs deux impératrices. Aussi n'aie jamais l'air en parlant de te rappeler de si grands privilèges, non qu'ils soient précaires (car on ne peut rien changer à l'ancienneté de la race et on aura toujours besoin de pétrole), mais il est inutile d'enseigner que tu es mieux née que quiconque et que tes placements sont de premier ordre, puisque tout le monde le sait. Sois secourable aux malheureux. Fournis à tous ceux que la bonté céleste t'a fait la grâce de placer au-dessous de toi ce que tu peux leur donner sans déchoir de ton rang, c'est-à-dire des secours en argent, même des soins d'infirmière, mais bien entendu jamais d'invitations à tes soirées, ce qui ne leur ferait aucun bien, mais, en diminuant ton prestige, ôterait de son efficacité à ton action bienfaisante. » Le côté de Guermantes

  

 

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D
Mes amitiés à Madame AZIBERT .
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