Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu", en Français et en Anglais

3 décembre 2016, 3ème portrait de Proust; December 3, 3rd Proust portrait

Publié le 3 Décembre 2016 par proust pour tous

"Je m'voyais déjà en haut de l'affiche", il y a 8 ans, où je racontais mes prousteries dans un théâtre minuscule et charmant. Un de mes meilleurs souvenirs, quand nous partions de Sceaux, Jahida, Laurent et moi pour mes séances sur scène. Une foule, constituée uniquement d'amis et connaissances, venait m'applaudir, mais j'attendais avec impatience la fin du spectacle car nous dînions, une très grande tablée, au café Moderne, juste en face du théâtre, le couscous y était excellent (le restaurant a été vendu depuis, le cadre est toujours vieux et comme je les aime, authentiques, mais plus de couscous). Quant à Zizi, c'est mon nom (mais Jules préfère m'appeler Laurence, alors si Jules...)

Le portrait est de ma fille Gigi (ou Gabrielle si on préfère). 

 

 

Certes, ce n'est pas toujours le cas, et quand, avec l'efflorescence prodigieuse des ballets russes, révélatrice coup sur coup de Bakst, de Nijinski, de Benoist, du génie de Stravinski, la princesse Yourbeletieff, jeune marraine de tous ces grands hommes nouveaux, apparut portant sur la tête une immense aigrette tremblante inconnue des Parisiennes et qu'elles cherchèrent toutes à imiter, on put croire que cette merveilleuse créature avait été apportée dans leurs innombrables bagages, et comme leur plus précieux trésor, par les danseurs russes ; mais quand à côté d'elle, dans son avant-scène, nous verrons, à toutes les représentations des « Russes », siéger comme une véritable fée, ignorée jusqu'à ce jour de l'aristocratie, Mme Verdurin, nous pourrons répondre aux gens du monde qui crurent aisément Mme Verdurin fraîchement débarquée avec la troupe de Diaghilev, que cette dame avait déjà existé dans des temps différents, et passé par divers avatars dont celui-là ne différait qu'en ce qu'il était le premier qui amenait enfin, désormais assuré, et en marche d'un pas de plus en plus rapide, le succès si longtemps et si vainement attendu par la Patronne.  Sodome et Gomorrhe

____________________________________________________________________________

Et quand vous viendrez m'écouter lundi 5 ou vendredi 9 décembre, au 88 bd St Germain, que ce soit à 18 h ou à 20 h30, vous pourrez vous dire: "Laurence a bien fait de faire lire Proust par une comédienne, une vraie, Sara Saragoni !"

____________________________________________________________________________

 

"Je m'voyais déjà en haut de l'affiche", some 8 years go, when I was on stage telling my Proust stories (mes prousteries) in a tiny and charming theater. One of my best memories, when Jahida, Laurent and I were leaving Sceaux, for my stage performances. A crowd made of friends and connections only, would come and applause, but I couldn't wait for the end of the show, for we always had dinner afterwards, a large table, in the café Moderne, just facing the theater, where the couscous was great (the café has been sold since. The decor is still marvelously authentic, old as I love it, but the menu has changed). As for Zizi, it is my name (but Jules prefers Laurence,so if Jules...) 

The poster is the work of my daughter Gigi (or Gabrielle if you prefer). 

 

To be sure, this is not always the case, and when, with the prodigious flowering of the Russian Ballet, revealing one after another Bakst, Nijinski, Benoist, the genius of Stravinski, Princess Yourbeletieff, the youthful sponsor of all these new great men, appeared bearing on her head an immense, quivering egret, unknown to the women of Paris, which they all sought to copy, one might have supposed that this marvellous creature had been imported in their innumerable baggage, and as their most priceless treasure, by the Russian dancers; but when presently, by her side, in her stage box, we see, at every performance of the ‘Russians,’ seated like a true fairy godmother, unknown until that moment to the aristocracy, Mme. Verdurin, we shall be able to tell the society people who naturally supposed that Mme. Verdurin had recently entered the country with Diaghileff’s troupe, that this lady had already existed in different periods, and had passed through various avatars of which this is remarkable only in being the first that is bringing to pass at last, assured henceforth, and at an increasingly rapid pace, the success so long awaited by the Mistress.  Cities of the Plain

Commenter cet article