Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu", en Français et en Anglais

19 décembre, 19ème portrait de Proust, December 19, 19th portrait of Proust; voyage en Turquie profonde; a visit deep in Turkey

Publié le 19 Décembre 2016 par proust pour tous


 

Neslihan Elagöz, une charmante Turque qui a illuminé l'un de nos Dînez avec Proust, du charme de sa jeunesse et sa beauté m'envoie ce portrait avec la note suivante: 

Hello! Maybe it can be a proust portrait. 3,5 years ago, i had visited my grand-grandmother's village with a proust biography. Photo from tekirdag/turkey.

 

Tandis que la Princesse causait avec moi, faisaient précisément leur entrée le duc et la duchesse de Guermantes ! Mais je ne pus d'abord aller au-devant d'eux, car je fus happé au passage par l'ambassadrice de Turquie, laquelle, me désignant la maîtresse de maison que je venais de quitter, s'écria en m'empoignant par le bras : « Ah ! quelle femme délicieuse que la Princesse ! Quel être supérieur à tous ! Il me semble que si j'étais un homme, ajouta-t-elle, avec un peu de bassesse et de sensualité orientales, je vouerais ma vie à cette céleste créature. » Je répondis qu'elle me semblait charmante en effet, mais que je connaissais plus sa cousine la duchesse. « Mais il n'y a aucun rapport, me dit l'ambassadrice. Oriane est une charmante femme du monde qui tire son esprit de Mémé et de Babal, tandis que Marie-Gilbert, c'est quelqu'un. » Sodome et Gomorrhe

 

While the Princess was talking to me, it so happened that the Duc and Duchesse de Guermantes made their entrance. But I could not go at once to greet them, for I was waylaid by the Turkish Ambassadress, who, pointing to our hostess whom I had just left, exclaimed as she seized me by the arm: “Ah! What a delicious woman the Princess is! What a superior being! I feel sure that, if I were a man,” she went on, with a trace of Oriental servility and sensuality, “I would give my life for that heavenly creature.” I replied that I did indeed find her charming, but that I knew her cousin, the Duchess, better. “But there is no comparison,” said the Ambassadress. “Oriane is a charming society woman who gets her wit from Même and Babal, whereas Marie-Gilbert is somebody.” Cities of the Plain

 

Commenter cet article