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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu", en Français et en Anglais

Pour qu'on dise moins de conneries à la télé.... la PETITE RECHERCHE

Publié le 30 Novembre 2016 par proust pour tous

la "petite recherche" (Proust pour tous) en bonne compagnie dans la vitrine de la librairie Delamain à Paris

 

Lire le blog de Patrice Louis:  http://lefoudeproust.fr/2016/11/proust-a-la-tele-visites-privees/ avec le commentaire très pertinent d'un membre du petit clan... 

On parle de Proust, sa madeleine... partout, il est temps de savoir de quoi il s'agit: "Proust pour tous" permettra aux réfractaires à la vraie littérature tout en longueur de connaître "A la recherche du temps perdu", et comme m'avait fait remarquer un journaliste de France Culture: "Je suis désolé je ne peux pas parler de votre livre, car on pourrait l'avoir lu et faire croire qu'on a lu la Recherche." Je suis d'autant plus reconnaissante à William Leymergie d'avoir osé mentionné Proust pour tous à la télé et à Frédéric Vion de lui avoir trouvé ce nom si parlant "la petite recherche". 

Et merci au Grillon du foyer, qui n'a rien d'un ennuyeux, qui me soutient et ajoute son encouragement aux témoignages de lecteurs qui rapportent parfois à leur libraire que grâce à la "petite" recherche, ils ont le courage de s'attaquer à la grande, la véritable. 

 

Car M. de Charlus était momentanément devenu, pour Mme Verdurin, le fidèle des fidèles, une seconde princesse Sherbatoff. De sa situation mondaine elle était beaucoup moins sûre que de celle de la princesse, se figurant que, si celle-ci ne voulait voir que le petit noyau, c'était par mépris des autres et prédilection pour lui. Comme cette feinte était justement le propre des Verdurin, lesquels traitaient d'ennuyeux tous ceux qu'ils ne pouvaient fréquenter, il est incroyable que la Patronne pût croire la princesse une âme d'acier, détestant le chic. Mais elle n'en démordait pas et était persuadée que, pour la grande dame aussi, c'était sincèrement et par goût d'intellectualité qu'elle ne fréquentait pas les ennuyeux. Le nombre de ceux-ci diminuait, du reste, à l'égard des Verdurin. La vie de bains de mer ôtait à une présentation les conséquences pour l'avenir qu'on eût pu redouter à Paris. Des hommes brillants, venus à Balbec sans leur femme, ce qui facilitait tout, à la Raspelière faisaient des avances et d'ennuyeux devenaient exquis.  Sodome et Gomorrhe

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