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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu"

Membre du petit clan et homme de gauche; member of the little clan and a man of the left

Publié le 12 Août 2016 par proust pour tous

Mai 68
Mai 68

Un des fidèles du clan des "Dînez avec Proust", chrétien de gauche déclaré, nous raconte son histoire dans son blog toujours vivant et passionnant: Politique et syndicalisme
Une gauche bien différente de celle de Mme de Cambremer (la jeune, née Legrandin)

« Je serais très heureuse de vous faire de la musique, me dit Mme de Cambremer. Mais, vous savez, je ne joue que des choses qui n'intéressent plus votre génération. J'ai été élevée dans le culte de Chopin », dit-elle à voix basse, car elle redoutait sa belle-fille et savait que celle-ci, considérant que Chopin n'était pas de la musique, le bien jouer ou le mal jouer étaient des expressions dénuées de sens. Elle reconnaissait que sa belle-mère avait du mécanisme, perlait les traits. « Jamais on ne me fera dire qu'elle est musicienne », concluait Mme de Cambremer-Legrandin. Parce qu'elle se croyait « avancée » et (en art seulement) « jamais assez à gauche », disait-elle, elle se représentait non seulement que la musique progresse, mais sur une seule ligne, et que Debussy était en quelque sorte un sur-Wagner, encore un peu plus avancé que Wagner. Sodome et Gomorrhe

One of the faithfull of "Dînez avec Proust", declared Christian on the left, tells his very lively and enthralling story in his blog Politique et syndicalisme
A left that has nothing in common with Mme de Cambremer's

“I should be delighted to play to you,” Mme. de Cambremer said to me. “But you know I only play things that no longer appeal to your generation. I was brought up in the worship of Chopin,” she said in a lowered tone, for she was afraid of her daughter-in-law, and knew that to the latter, who considered that Chopin was not music, playing him well or badly were meaningless terms. She admitted that her mother-in-law had technique, was a finished pianist. “Nothing will ever make me say that she is a musician,” was Mme. de Cambremer-Legrandin’s conclusion. Because she considered herself ‘advanced,’ because (in matters of art only) “one could never move far enough to the Left,” she said, she maintained not merely that music progressed, but that it progressed along one straight line, and that Debussy was in a sense a super-Wagner, slightly more advanced again than Wagner. Cities of the Plain
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