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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu", en Français et en Anglais

Dîner à La Raspelière

Publié le 14 Décembre 2015 par proust pour tous

ça se passait déjà au 1er étage du café de la Mairie
ça se passait déjà au 1er étage du café de la Mairie

Chers amis proustiens ou/et gastronomes,
J'organise un dîner à mon QG, le café de la Mairie, place Saint-Sulpice, que j'appelle "Dîner à la Raspelière", dialogues extraits de Sodome et Gomorrhe, pour lequel j'ai besoin de 12 candidats qui liraient leurs textes (dont 3 très petits rôles).
Il y aura un menu préparé à notre intention (pièce maîtresse: du boeuf en gelée), et le coût en sera de 25 €. La salle peut attabler une quarantaine de personnes, il y aura donc une table centrale avec les 12 "comédiens", mais d'autres peuvent se placer autour, avec le même menu.On arrivera vers 18h 30, si on veut prendre un verre avant l'évènement qui commencera à 20h, et j'espère avoir un caméraman qui immortalisera le lancement de ce que j'espère être une coutume universelle (que je vais proposer aux Alliances Françaises du monde entier à qui j'espère vendre pour quelques euros mon texte).
La lecture même des dialogues dure moins d'une heure, ce qui nous permettra de bavarder entre les plats.
Je l'ai déjà fait en Amérique (en anglais) on avait bien rigolé. A Sceaux également mais c'était moins réussi et j'ai raccourci le texte depuis ces essais.
Si "vous en êtes" comme dirait M. Verdurin à Charlus, faites-le moi savoir le plus vite possible avant que je ne l'annonce sur mon blog.
Vos dates, que vous m'indiquerez en ordre de possibilité (+++, +), votre envie de jouer (+++, + , 0):
Mercredi 13 janvier 2016
lundi 18 janvier
jeudi 21 janvier
(et au pire: lundi 25 janvier et mercredi 27)
PS: j'espère que le boeuf en gelée égalera celui de Patrice Louis, le fou de Proust

SKI: Qu’est-ce que c’est que cette chose si jolie de ton que nous mangeons ? MME VERDURIN: Cela s’appelle de la mousse à la fraise. SKI: Mais c’est ra-vis-sant. Il faudrait faire déboucher des bouteilles de château-margaux, de château-lafite, de porto. MME VERDURIN: Je ne peux pas vous dire comme il m’amuse, il ne boit que de l’eau. SKI: Mais ce n’est pas pour boire, vous en remplirez tous nos verres, on apportera de merveilleuses pêches, d’énormes brugnons, là en face du soleil couché; ça sera luxuriant comme un beau Véronèse. M. VERDURIN (il murmure): Ça coûtera presque aussi cher. SKI: Mais enlevez ces fromages si vilains de ton. (en essayant de retirer son assiette au Patron, qui défend son gruyère) MME VERDURIN (à Marcel): Vous comprenez que je ne regrette pas Elstir, celui-ci est autrement doué. Elstir c’est le travail, l’homme qui ne sait pas lâcher sa peinture quand il en a envie. C’est le bon élève, la bête à concours. Ski, lui, ne connaît que sa fantaisie. Vous le verrez allumer sa cigarette au milieu du dîner. Et elle reprend le bras de M. de Cambremer. M. VERDURIN (à Charlus): Excusez-moi de vous parler de ces riens, car je suppose bien le peu de cas que vous en faites. Les esprits bourgeois y font attention, mais les autres, les artistes, les gens qui en sont vraiment, s’en fichent. Or dès les premiers mots que nous avons échangés, j’ai compris que vous en étiez ! (M. de Charlus, qui donne à cette locution un sens fort différent, a un haut-le-corps.). Ne protestez pas, cher monsieur, vous en êtes, c’est clair comme le jour. Remarquez que je ne sais pas si vous exercez un art quelconque, mais ce n’est pas nécessaire, et ce n’est pas toujours suffisant. Dechambre, qui vient de mourir, jouait parfaitement avec le plus robuste mécanisme, mais n’en était pas, on sentait tout de suite qu’il n’en était pas. Brichot n’en est pas. Morel en est, ma femme en est, je sens que vous en êtes… CHARLUS: Qu’alliez-vous me dire (commençant à être rassuré) M. VERDURIN: Nous vous avons mis seulement à gauche. M. DE CHARLUS (avec un sourire compréhensif et insolent): Mais voyons ! Cela n’a aucune importance, ici ! (avec un petit rire spécial) M.VERDURIN (blessé): Mais, c’est à dessein. Je n’attache aucune importance aux titres de noblesse. Mais enfin puisqu’il y avait justement M. de Cambremer et qu’il est marquis, comme vous n’êtes que baron… CHARLUS (avec un air de hauteur): Permettez, je suis aussi duc de Brabant, damoiseau de Montargis, prince d’Oloron, de Carency, de Viareggio and des Dunes. D’ailleurs, cela ne fait absolument rien. Ne vous tourmentez pas. J’ai tout de suite vu que vous n’aviez pas l’habitude. extrait de Sodome et Gomorrhe
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HUSSON Gerard 14/12/2015 15:46

Mercredi 13 janvier 2016 : +++
Lundi 18 janvier : 0
Jeudi 21 janvier : +++
Lundi 25 janvier : 0
Mercredi 27 janvier : +++
Envie de jouer : +++ (je fais du théâtre amateur)

proust pour tous 14/12/2015 19:17

Super, pour le 13, écrivez-moi à proustpourtous@yahoo.fr, que je vous donne les détails (votre rôle que vous aimerez peut-être lire à l'avance...)