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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu", en Français et en Anglais

Jules lit Paul Léautaud; Jules reads Paul Léautaud

Publié le 13 Septembre 2015 par proust pour tous

Paul Léautaud (1872-1956) en 1935 (Le Figaro)
Paul Léautaud (1872-1956) en 1935 (Le Figaro)
Lettres à Marie Dormoy: Et on me parle de l'amitié succédant à l'amour! A un petit amour tiède, tranquille, satisfait de rien, oui, peut-être? Pas à la passion.

Entre Jules et moi, pas d'amitié... Le désamour peut évoluer pourtant différemment après la passion, dixit Swann, et merci Mme cottard!..

Pour faire concurrence aux sentiments maladifs que Swann avait pour Odette, Mme Cottard, meilleur thérapeute que n'eût été son mari, avait greffé à côté d'eux d'autres sentiments, normaux ceux-là, de gratitude, d'amitié, des sentiments qui dans l'esprit de Swann rendraient Odette plus humaine (plus semblable aux autres femmes, parce que d'autres femmes aussi pouvaient les lui inspirer), hâteraient sa transformation définitive en cette Odette aimée d'affection paisible, qui l'avait ramené un soir après une fête chez le peintre boire un verre d'orangeade avec Forcheville et près de qui Swann avait entrevu qu'il pourrait vivre heureux. Un amour de Swann

Between Jules and me, no friendship.... and for the end of love, thanks t o Mme Cottard, Swann has his way:

To compete with and so to stimulate the moribund feelings that Swann had for Odette, Mme. Cottard, a wiser physician, in this case, than ever her husband would have been, had grafted among them others more normal, feelings of gratitude, of friendship, which in Swann’s mind were to make Odette seem again more human (more like other women, since other women could inspire the same feelings in him), were to hasten her final transformation back into that Odette, loved with an undisturbed affection, who had taken him home one evening after a revel at the painter’s, to drink orangeade with Forcheville, that Odette with whom Swann had calculated that he might live in happiness. Swann's Way
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