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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu", en Français et en Anglais

Un métier prestigieux; A prestigious job

Publié le 13 Août 2015 par proust pour tous

compagnie Maurice Béjart
compagnie Maurice Béjart

Thomas, au bureau, m'a raconté que sa femme, médecin et autrichienne, lorsqu'elle cherchait un boulot hospitalier et avait eu pas mal d'entretiens d'embauche, n'avait eu à répondre qu'à la curiosité de ses interlocuteurs, concernant son passé de danseuse faisant partie du corps de ballet de la compagnie Maurice Béjart (elle avait 16 ans pour son audition, et y passa 5 ans)

C'est ainsi qu'on a vu la poignée de main de Saint-Loup se déclancher comme malgré lui au moment où il entendait votre nom, sans participation de regard, sans adjonction de salut. Tout malheureux roturier qui pour une raison spéciale – ce qui arrivait du reste assez rarement – était présenté à quelqu'un du sous-groupe Saint-Loup, se creusait la tête, devant ce minimum si brusque de bonjour, revêtant volontairement les apparences de l'inconscience, pour savoir ce que le ou la Guermantes pouvait avoir contre lui. Et il était bien étonné d'apprendre qu'il ou elle avait jugé à propos d'écrire tout spécialement au présentateur pour lui dire combien vous lui aviez plu et qu'il ou elle espérait bien vous revoir. Aussi particularisés que le geste mécanique de Saint-Loup étaient les entrechats compliqués et rapides (jugés ridicules par M. de Charlus) du marquis de Fierbois, les pas graves et mesurés du prince de Guermantes. Mais il est impossible de décrire ici la richesse de cette chorégraphie des Guermantes à cause de l'étendue même du corps de ballet. Le coté de Guermantes

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PROCHAIN MERCREDI: le 19 AOUT, CAFE DE LA MAIRIE, PLACE SAINT SULPICE, au 1er étage, à partir de 18h30.

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Thomas, in my office, told us that his wife, doctor and Austrian, as she was applying to several medical positions, had only to answer questions about her past: she had been, (from16 to 21) dancer in the Maurice Béjart danse company.

Any unfortunate commoner who for a particular reason — which, for that matter, very rarely occurred — was presented to anyone of the Saint-Loup subsection racked his brains over this abrupt minimum of a greeting, which deliberately assumed the appearance of non-recognition, to discover what in the world the Guermantes — male or female — could have against him. And he was highly surprised to learn that the said Guermantes had thought fit to write specially to the introducer to tell him how delighted he or she had been with the stranger, whom he or she looked forward to meeting again. As specialised as the mechanical gestures of Saint-Loup were the complicated and rapid capers (which M. de Charlus condemned as ridiculous) of the Marquis de Fierbois, the grave and measured paces of the Prince de Guermantes. But it is impossible to describe here the richness of the choreography of the Guermantes ballet owing to the sheer length of the cast. The Guermantes Way
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