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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu", en Français et en Anglais

Actualité: Femme trompée, maîtresse abandonnée; News: Cheated wife, Deserted mistress.

Publié le 4 Septembre 2014 par proust pour tous

Actualité: Femme trompée, maîtresse abandonnée; News: Cheated wife, Deserted mistress.

photo ancienne

Si Valérie Trierweiler avait un peu de classe, au lieu de se venger publiquement de la trahison de François Hollande dans un livre acide, elle aurait imité la maîtresse délaissée du duc de Guermantes, Basin, en essayant de se rapprocher de Ségolène Royal: Ménie Grégoire est morte, la lecture de Proust peut la remplacer!

« Mme d'Arpajon aime beaucoup la poésie », dit à Mme de Guermantes la princesse de Parme, impressionnée par le ton ardent avec lequel le discours avait été prononcé. – Non, elle n'y comprend absolument rien, répondit à voix basse Mme de Guermantes, qui profita de ce que Mme d'Arpajon, répondant à une objection du général de Beautreillis, était trop occupée de ses propres paroles pour entendre celles que chuchota la duchesse. « Elle devient littéraire depuis qu'elle est abandonnée. Je dirai à Votre Altesse que c'est moi qui porte le poids de tout ça, parce que c'est auprès de moi qu'elle vient gémir chaque fois que Basin n'est pas allé la voir, c'est-à-dire presque tous les jours. Ce n'est tout de même pas ma faute si elle l'ennuie, et je ne peux pas le forcer à aller chez elle, quoique j'aimerais mieux qu'il lui fût un peu plus fidèle, parce que je la verrais un peu moins. Mais elle l'assomme et ce n'est pas extraordinaire. Ce n'est pas une mauvaise personne, mais elle est ennuyeuse à un degré que vous ne pouvez pas imaginer. Elle me donne tous les jours de tels maux de tête que je suis obligée de prendre chaque fois un cachet de pyramidon. Et tout cela parce qu'il a plu à Basin pendant un an de me trompailler avec elle. Et avoir avec cela un valet de pied qui est amoureux d'une petite grue et qui fait des têtes si je ne demande pas à cette jeune personne de quitter un instant son fructueux trottoir pour venir prendre le thé avec moi ! Oh ! la vie est assommante », conclut langoureusement la duchesse. Mme d'Arpajon assommait surtout M. de Guermantes parce qu'il était depuis peu l'amant d'une autre que j'appris être la marquise de Surgis-le-Duc. Le côté de Guermantes

If Valérie Trierweiler had a pinch of class, instead of taking a public revenge on François Hollande, through an acid book, she would have done what the deserted mistress of Basin, duc de Guermantes, did, and woud have tried to be close to Ségolène Royal (and her very appropriate name).

“Mme. d’Arpajon is very fond of poetry,” said the Princesse de Parme to her hostess, impressed by the ardent tone in which the speech had been delivered. “No; she knows absolutely nothing about it,” replied Mme. de Guermantes in an undertone, taking advantage of the fact that Mme. d’Arpajon, who was dealing with an objection raised by General de Beautreillis, was too much intent upon what she herself was saying to hear what was being murmured by the Duchess. “She has become literary since she’s been forsaken. I can tell your Highness that it is I who have to bear the whole burden of it because it is to me that she comes in floods of tears whenever Basin hasn’t been to see her, which is practically every day. And yet it isn’t my fault, after all, if she bores him, and I can’t force him to go to her, although I would rather he were a little more faithful to her, because then I shouldn’t see quite so much of her myself. But she drives him crazy, and there’s nothing extraordinary in that. She isn’t a bad sort, but she’s boring to a degree you can’t imagine. And all this because Basin took it into his head for a year or so to play me false with her. And to have in addition a footman who has fallen in love with a little street-walker and goes about with a long face if I don’t request the young person to leave her profitable pavement for half an hour and come to tea with me! Oh! Life really is too tedious!” the Duchess languorously concluded. Mme. d’Arpajon bored M. de Guermantes principally because he had recently fallen in love with another, whom I discovered to be the Marquise de Surgis-le-Duc. The Guermantes Way
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