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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu", en Français et en Anglais

Jules est revenu! Jules is back!

Publié le 3 Mars 2014 par proust pour tous

Jules est revenu! Jules is back!

J'avais vexé mon Jules, il était blessé, je n'ai pas compris pourquoi, sauf que je me suis dit qu'il ne m'aimait pas comme je l'aurais voulu et que l'amour, à tout âge, est une cruelle maladie. J'avais mal au cœur tandis qu'il me battait froid, et j'écoutais souvent une très triste chanson qui me permettait d'entretenir cette tristesse: la fanette de Jacques Brel

Ce qui rend si heureux, c’est la présence dans le cœur de quelque chose d’instable, qu’on s’arrange perpétuellement à maintenir et dont on ne s’aperçoit presque plus tant qu’il n’est pas déplacé. En réalité, dans l’amour il y a une souffrance permanente, que la joie neutralise, rend virtuelle, ajourne, mais qui peut à tout moment devenir ce qu’elle serait depuis longtemps si l’on n’avait pas obtenu ce qu’on souhaitait, atroce. A l'ombre des jeunes filles en fleurs

I had offended Jules, he was wounded, I don't understand why, except that I thought he didn't love me as I had wished, and that love, independent of your age, is a cruel disease. I was feeling sick while he was ignoring me, and to maintain that sadness, I listened very often a sad song: la fanette by Jacques Brel

What makes us so happy is the presence in our heart of an unstable element which we are perpetually arranging to keep in position, and of which we cease almost to be aware so long as it is not displaced. Actually, there is in love a permanent strain of suffering which happiness neutralizes, makes conditional only, procrastinates, but which may at any moment become what it would long since have been had we not obtained what we were seeking, sheer agony. Within a Budding Grove
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