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  le blog proustpourtous

Les réflexions d'une proustienne sur sa vie, et en quoi elle lui rappelle dans des épisodes du quotidien des passages de "A la recherche du temps perdu", en Français et en Anglais

La pharmacie toujours; once a pharmacist, always....

Publié le 20 Décembre 2013 par proust pour tous

La pharmacie toujours; once a pharmacist, always....

Je reviens à Joël, le pharmacien hospitalier qui avait Le Temps retrouvé sur sa table de nuit. Il connaissait également une histoire pharmaceutique concernant la stupide Mme de Varembon: je la citerai dans d'autres instances professionnelles. On a toujours besoin d'un autre proustien que soi !

« C'était une bonne dame qui disait des choses d'une bêtise inouïe », reprit en parlant de Mme de Varambon la duchesse qui, insensible à cette poésie de l'incompréhensible, qui est un effet du temps, dégageait en toute chose l'élément drôle, assimilable à la littérature genre Meilhac, à l'esprit des Guermantes. « À un moment, elle avait la manie d'avaler tout le temps des pastilles qu'on donnait dans ce temps-là contre la toux et qui s'appelaient – ajouta-t-elle en riant elle-même d'un nom si spécial, si connu autrefois, si inconnu aujourd'hui des gens à qui elle parlait – des pastilles Géraudel. « Madame de Varambon, lui disait ma belle-mère, en avalant tout le temps comme cela des pastilles Géraudel, vous vous ferez mal à l'estomac. » « Mais Madame la Duchesse, répondait Mme de Varambon, comment voulez-vous que cela fasse mal à l'estomac puisque cela va dans les bronches ? » Le Temps retrouvé

Back to Joel, the hospital pharmacist who is living with Time Regained on his bedside table: he also had a pharmaceutical story about the stupid Mme de Varambon. I shall tell it again when I speak to pharmacists: one always needs another Proustian!

“Mme de Varambon was an excellent creature who said unbelievably stupid things,” continued the Duchesse, insensitive to that poetry of the incomprehensible which is an effect of time, and concerned only with extracting human elements assimilable with literature of the Meilhac kind and with the Guermantes spirit, “at one time she had a mania for constantly chewing cough drops called”— she laughed to herself as she recalled the name so familiar formerly, so unknown now to those she was addressing —“Pastilles Géraudel. ‘Mme de Varambon,’ my mother-in-law said to her, “‘if you go on swallowing those Géraudel pastilles, you’ll get a stomach-ache.’ ‘But, Mme la Duchesse,’ answered Mme de Varambon, ‘how can I hurt my stomach since they go into the bronchial tubes? Time Regained
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